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Orlando

De même que pour ses opéras Alcina et Ariodante, Haendel a puisé le matériau d’Orlando dans l’Orlando furioso de l’Arioste. Orlando est follement épris de la princesse païenne Angelica, cependant amoureuse d’un prince africain ; cette situation sans issue plonge Orlando dans la folie, dont seul le magicien Zoroastro peut le délivrer. Haendel a écrit cet « opera seria in tre atti » pour une petite formation de cinq solistes seulement alors qu’il était au sommet de sa carrière lyrique. S’adressant davantage à l’aristocratie qu’à la bourgeoisie, l’œuvre ne connut qu’un succès modéré au XVIIIe siècle, mais elle est, depuis sa redécouverte au XXe siècle, l’une des plus jouées, notamment pour son hallucinante scène de folie. L’exécution sur instruments d’époque par le grand connaisseur de Haendel et spécialiste du baroque, René Jacobs, évolue de concert avec l’interprétation scénique contemporaine du metteur en scène Pierre Audi.


Du 19 avril au 11 mai 2012 à La Monnaie

Plus d'infos : 

http://www.lamonnaie.be


 

 

 

 

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TEATRO ALLA SCALA - Reprise de TOSCA.
Voilà de nouveau Tosca, ce chef-d’oeuvre de Puccini, dans la co-production de l’année dernière (Scala-Metropolitan-Bayerische Staatsoper de Munich-Voir mon article mars 2011.). Décors de Richard Peduzzi toujours, avec la mise-en-scène de Luc Bondy, reprise par Lorenza Cantini. Qualités et défauts restent les mêmes, mais cette fois la Tosca se contente de poignarder Scarpia d’un seul coup de couteau et Cavaradossi évite de maltraiter inutilement le sacristain. Au moment de se jeter de Castelsantangelo dans la scène finale, Tosca se retrouve en avance et prend le temps de terminer ses aigus avant de sauter dans le vide; les gardes attendent aussi un instant avant d’essayer de la bloquer.
TEATRO ALLA SCALA. CONCERTO DI IAN BOSTRIDGE
opo essere stato costretto ad annullare per motivi di salute il tanto atteso debutto in Death in Venice di Britten la scorsa stagione, il tenore inglese Ian Bostridge si è presentato al pubblico scaligero con un Liederabend dedicato a Robert Schumann e Johannes Brahms. Del primo ha presentato, rigorosamente nel nome di Heinrich Heine, quattro Lieder tratti dall’op.127 e dall’op. 142 e Liederkreis op. 24; del secondo una scelta di melodie su testi poetici di varia provenienza.
Teatro alla Scala – Le nozze di Figaro de W.A. Mozart.
Retour sur la scène de ce grand théâtre de Le nozze di Figaro, dans la glorieuse production historique de 1981 avec la mise-en-scène de Giorgio Strehler. Ce qui est étonnant c’est que plus de trente ans après, elle est encore “moderne” et conserve sa beauté et tout son intérêt dramatique et social, sa valeur et sa verve, comme si Beaumarchais faisait encore partie de notre société. Bien-sûr la musique de Mozart aussi a été bien “lue”, bien interprétée par tous les musiciens; c‘est cependant un cas plutôt rare. Reconnaissons aussi son mérite à Marina Bianchi, qui a su faire revivre ce beau spectacle conçu par Strehler, soutenue, suivie par les interprètes, chacun dans son rôle. Toujours appréciables les décors de Ezio Frigerio ainsi que les costumes de Franca Squarciapino.
Teatro alla Scala – Die Frau ohne Schatten di Richard Strauss.
Le monde de l’histoire du théâtre d’opéra de Richard Strauss peut être considéré comme un acte d’amour, comme un hommage généreux aux trois siècles du genre dans lequel le grand musicien unit les éléments de la condition humaine, transfigurée dans la dimension supérieure qui fait vivre en symbiose l’humain et le surhumain. La dimension féérique, fantastique des esprits est exprimée par les conditions de vie, ou des vies, qui posent l’ombre comme élément capable de réaliser par une simple phrase musicale l’union des deux dimensions, le passage de l’inhumain à l’humain. Sans forcer vers une comparaison impossibile, l’humain et l’inhumain nous poussent à ne pas oublier une certaine analogie des deux dimensions de La flûte enchantée (ce n’est pas le seul hommage à Mozart). Die Frau ohne Schatten est le quatrième titre de la collaboration entre Hugo von Hofmannsthal et Richard Strauss, après Elektra, Der Rosenkavalier, Ariadne aus Naxos. La composition fu retardée par une certaine mésantente entre les deux artistes. R.Strauss conçu une partition pour un très riche orchestre, comme il a créé des personnages à la vocalité complexe et pleine de couleurs.
AIDA de G. Verdi
L’idée de reprendre un spectacle du passé à grand succès est parfois tentante, séduisante. Dans ce cas il s’agit des décors et costumes de Lila de Nobili, qui donnent l’impression de s’immerger dans un passé féerique, de jeter ses regards dans une série de collection genre chromos Liebig, complétée par la mise en scène de Franco Zeffirelli (reprise ici par Marco Gandini). Mais... le temps passe inexorablement et si d’un côté on est ému, de l’autre on ne peut effacer une impression de poussière qui se pose partout, même sur ce que l’ on aime bien. Ce qui est trop moderne est parfois gênant, ce qui est vieillot, pour d’autres raisons, ne l’est pas moins.
Nouveauté
Le Turc en Italie
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Les Contes d'Hoffmann - Jacques Offenbach

Dans sa célèbre étude sur Offenbach, Kracauer a résumé et établi la légende des Contes d’Hoffmann : plus encore que le testament spirituel du compositeur, ils sont son fidèle autoportrait d’homme et d’artiste. Offenbach se reconnaissait en son héros et, de même que celui-ci n’arrivait à saisir aucune de ses amantes, le roi de l’opérette n’avait jamais réussi à écrire le grand opéra dont il rêvait. Kracauer évoque même un pacte avec la mort : « Laisse-moi achever mon oeuvre en paix et je te suivrai. » De fait, la mort n’a pas respecté le pacte et est venue trop tôt : Les Contes d’Hoffmann sont restés inachevés, eux-mêmes une oeuvre « hoffmannienne »,énigmatique et insaisissable. La légende, si elle est séduisante, est incomplète. Le dernier jour de sa vie, le 5 octobre 1880, Offenbach ne vivait pas en un grave face-à-face avec la mort, il courait dans Paris et travaillait comme tous les jours depuis quelques décennies. Les Contes d’Hoffmann exhalent cependant un parfum unique, à la fois bizarre et visionnaire, sensuel et morbide. La douce muse qui veille, l’ivresse hantée d’Hoffmann, les coloratures glaçantes d’Olympia, le chant mortifère d’Antonia, la volupté baudelairienne de Giulietta, tout cela fait des Contes d’Hoffmann l’absolu chef-d’oeuvre de son compositeur – tel qu’il l’avait espéré…

Du 07 septembre au 03 octobre 2012